Call for papers – appel à contributions

05/09/12: Thank you to everyone who submitted papers – we’ve had lots of really exciting submissions! We’ll let you know over the next two weeks whether you’ve been accepted or not.

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IMPORTANT: The date of the conference has changed from Monday 5 November to Friday 9 November.

La date de la conférence a changé, elle n’aura plus lieu le 5 novembre mais le VENDREDI 9 NOVEMBRE.

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We are very pleased to announce the LONDON POSTGRADUATE FRENCH CONFERENCE 2012 – on the theme of “Remanence (presence/absence)”.

Please see call for papers in English and in French below.

All queries are to be addressed to remanence2012@gmail.com

We look forward to hearing from you.

Albertine, Camille, Jessica.

Call for papers: LONDON POSTGRADUATE FRENCH CONFERENCE 2012

IGRS – Senate House, London, Friday 9th November 2012

REMANENCE : Presence / Absence

REMANENCE, noun

Physics:the ability of a material to retain magnetization, equal to the magnetic flux density of the material after the removal of the magnetizing field. Also called: retentivity.

Latin: remanēre to stay behind, REMAIN.

1. The fact of remaining; continuation, permanence.

2. The remaining traces of something; a residue, a remainder.

The London Postgraduate French Conference 2012 invites you to reflect upon the theme of ‘Remanence’. When we look directly at a light source and immediately shut our eyes, the remanence is the residue or trace that we continue to see. This year’s conference is particularly interested in notions of presence, absence, persistence and disappearance in the contexts of hearing, seeing and reading, and we look forward to diverse papers and discussions on poetry, testimony, psychoanalysis, literature, and cinema.

To help stimulate ideas on this year’s theme we have provided below our own interpretations of Remanence:

Remanence has an historical function, in that it is like a memory, but a de-natured, inverted memory. It has an involuntary nature: the manner in which an exterior object, upon which the subject has trained its gaze, is revealed to have somehow occupied the subject itself at the moment at which that subject tries to avert its gaze. It gains a new kind of presence, when it should be relegated to absence. If I shut my eyes to protect them from the pain of a bright light, the negative imprint of that light follows me, inhabits the space behind my eyelids, a space which ought to be mine, my interior self. Likewise, if I try to shut my eyes to a traumatic event, the ghost of horror and the ghosts of its victims reappear. If an epoch attempts to define itself by turning away from what has gone before, the unwanted past resurges.

In texts, particularly literary texts, remanence, as the impalpable remains of a felt or seen thing that has since disappeared, can function metonymically. Remanence encompasses notions of presence/absence and encourages an exploration of textual sites that reveal or conceal what has been, what has been perceived. Remanence concerns the memory generated by texts encoded within texts. It also relates to the image and to the ways in which images are made visible: how can one recount or describe in detail the traces of something that lives on inside us? Remanence is the presence of that ‘other’ text that dwells in a translation, which contains not only the phantom text of the original but also the possibility of another translation. This might be realised in another language, another époque, or by a different translator. We find this phantom in Derridian readings and psychoanalysis, and in surrealism and contemporary poetry.

Remanence can also be understood in the context of sound cinema. Sound envelops listeners, at times fragmenting, mutating or combining to form new timbral blends. Strange undercurrents may suddenly rise to the surface to be heard, and unheard sounds and voices may gradually emerge from the sonic backdrop, masked and unmasked by overwhelming noise or periods of silence. When we fail to locate sound sources we become quickly unsettled. In cinema, unseen sound may generate sonic images in the listener’s mind. Inaudible frequencies or disquieting distortions are capable of conjuring sonic apparitions that haunt the film, forming mirages or echoes that affect and transfigure our visual perceptions. Like the lingering presence of a bright light, the ubiquity and immediacy of sound is capable of expanding or corrupting our perspective and when a sound is suddenly cut, our peculiar awakening to the distant hum of the sonic milieu reminds us of those resurgent memories that intrude upon the present with a special resonance.

We warmly invite all doctoral students working in the field of French studies to participate in this event, which aspires to offer fresh perspectives on discourse analysis, film studies, poetry and translation.

Key words:

–          Poetic memory

–          Trace

–          Dissemination

–          Translation

–          Phantom / surrealism

–          Psychoanalysis

–          Sonic images

–          Reverberation

–          The acousmatic

–          Inaudible registers

–          Permeability

–          Periodisation

–          Trauma

–          Hauntology

Please limit proposals to a maximum of 250 words (in English or French for a communication in the same language), accompanied by a few lines on the author. The paper should last no longer than 20 minutes.

These details should reach us by 1st September 2012 via remanence2012@gmail.com.

RÉMANENCE, subst. fém.

1. Fait de se maintenir, de persister; durée, permanence de quelque chose.

2. PHYSIQUE

a) Persistance partielle d’un phénomène après disparition de la cause qui l’a provoqué.

c) Rémanence (d’un écran fluorescent). Persistance temporaire de l’émission lumineuse d’un écran fluorescent après cessation de l’excitation.

3. PSYCHO-PHYSIOL. Propriété de certaines sensations, notamment visuelles, de subsister après la disparition de l’excitation qui leur a donné naissance. (Dict. XXe s.). Rémanence des images visuelles.

4. PARAPSYCHOL. Vibrations positives ou négatives qui imprégneraient un lieu précis après un événement du passé.

Notre conférence souhaite développer une réflexion large au sujet de la remanence, qui est ce qui reste quand la source, le stimulus d’une sensation ou d’une émotion a disparu. Nous nous intéressons aux dynamiques derrière les idées d’absence et de présence, de persistance ou de disparition de ce qui est vu, touché, entendu..

Typiquement, lorsque nous regardons une source lumineuse puis fermons les yeux, la rémanence est cette trace sur notre pupille que nous pouvons voir. Nous voudrions aborder des sujets aussi différents que ceux des témoignages, des discours historiques, de la question de la mémoire en littérature, de la psychanalyse, du cinéma, etc…

La remanence a une fonction historique en tant que mémoire, mais c’est une mémoire dénaturée et inversée. Sa nature est involontaire et ce parce qu’elle est cette façon dont un objet extérieur, sur lequel a été posé le regard d’un sujet, se retrouve occupant en quelque sorte ce sujet lui-même au moment même où ce dernier détourne le regard. L’objet acquiert donc une sorte de présence, alors qu’il devrait être relégué dans l’absence. Si je ferme les yeux pour les protéger de l’éblouissement douloureux provoqué par une source lumineuse trop intense, l’empreinte négative de cette lumière me poursuit, et habite l’espace derrière mes paupières, un espace qui devrait être mien, mon moi intérieur. De même, si j’essaie de fermer les yeux face à un événement traumatique, le fantôme de l’horreur et les fantômes de ses victimes peuvent réapparaitre. Si une époque tente de se définir en se détournant de son passé, il finit par resurgir. Par rapport au texte, particulièrement au texte littéraire, la rémanence, comprise comme ce qui reste sans être saisissable lorsque la chose sentie ou vue a disparu, fonctionne comme concept métonymique. Étendue aux concepts d’absence et/ou de présence, elle permet d’explorer les lieux textuels où se disent ou pas ce qui a été, ce qui a été perçu. La rémanence a à voir avec la mémoire des textes au sein des textes, mais aussi avec l’image et à la façon dont nous est ou non montrée cette dernière : comment décrire ou raconter ce qui n’est plus là, mais dont nous portons la trace et l’empreinte ? La rémanence est aussi cette présence de l’ « autre » texte sous le texte traduit, qui est une nouvelle version qui porte en lui le fantôme de son original, mais aussi de cette autre traduction qu’il aurait pu être dans une autre langue, à une autre époque, par un autre traducteur. Ce fantôme, nous pouvons le retrouver dans la lecture derridienne et dans la psychanalyse, mais aussi dans le surréalisme et la poésie contemporaine.

Si l’on parle de cinéma, la rémanence peut avoir trait au son.  Le son enveloppe l’auditeur, et parfois se fragmente, engendre des mutations ou se combine pour créer de nouvelles saveurs timbrées. Des courants invisibles étranges peuvent soudainement surgir à la surface afin d’être entendus, des sons ou des voix jusqu’alors non perçus peuvent graduellement émerger du fond sonore ; masqués puis dévoilés selon que l’environnement sonore est assourdissant ou constitué de périodes de silence. Quand nous sommes incapables de trouver d’où proviennent les sons nous sommes vite mal à l’aise. Au cinéma, les sons dont on ne peut pas voir d’où ils viennent peuvent susciter des images sonores dans l’esprit du spectateur. Les fréquences inaudibles ou les distorsions inconfortables ont la capacité d’appeler des apparitions sonores qui viennent hanter le film, formant des mirages ou des échos qui affectent ou transfigurent nos perceptions visuelles. L’immédiateté et la présence d’un son est capable d’approfondir ou de corrompre notre interprétation et lorsqu’un son est abruptement coupé, notre attention singulière au bruit de fond du milieu sonore dans lequel nous nous trouvons nous permet de faire remonter à la surface de notre conscience des souvenirs qui font figure d’intrus mais ont une résonnance spéciale dans le présent de notre expérience.

Nous souhaiterions ouvrir notre conférence à tous les doctorants en études françaises et nous nous intéresserons tout particulièrement aux propositions offrant des perspectives contemporaines en analyse du discours, études cinématographiques, poésie et traduction.

Nous vous proposons quelques mots clefs pour vous guider dans votre réflexion :

Mémoire poétique

Trace

Dissémination

Traduction

Fantôme / surréalisme

Psychanalyse

Images sonores

L’acousmatique

L’inaudible

Retentissement

Perméabilité

Périodisation

Traumatisme

Hantologie

Les propositions, comprenant un maximum de 250 mots (en anglais ou en français, pour des communications de 20 minutes dans la même langue), et accompagnées d’un petit texte présentant leur auteur, sont à nous faire parvenir avant le 1er septembre 2012 à l’adresse email remanence2012@gmail.com.

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